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Savants Témimiens
Mohamed HMAM (Allah yarhamou) connu sous le nom « HMAM le
notaire » était l'aîné de ses frères
(4) et fut né pendant la première guerre mondiale,
et plus précisément en 1915. En 1928, il a terminé
l'apprentissage du Coran à la troisième écriture
(Klam Attalith) à l'âge de 13 ans. Son professeur était
le « Cheikh Mohamed BOUAZIZ » (Allah yahamou), appelé
également « Hajj Mohamed BOUAZIZ Attémimi ».
D'après son épouse (Naziha BOUAZIZ), Cheikh Mohamed
BOUAZIZ a quitté la vie peu après que Mohamed HMAM
ait terminé l'apprentissage du Coran (1928) (On estime que
Cheikh Mohamed BOUAZIZ fut né dans les années 1840
ou 1850).
Mohamed HMAM et Mohsen BOUAZIZ (Allah yarhamou) (frère Mohamed
Hilmi BOUAZIZ (un Imam actuel)), connu sous le nom « Cheikh
Mohsen » (tous deux zeitouniens), ainsi que « Ahmed
HMAM » (Allah Yarhamou - sur papier Sadok HMAM connu avec
le nom « Erroh » (L'esprit)), ont tous les trois appris
le Coran par cœur dès leur plus jeune âge. Cheikh
Mohsen était à l'époque très jeune.
Il a juste commencé à apprendre le Coran chez Cheikh
Mohamed BOUAZIZ lorsque ce dernier a rejoint son seigneur. Celui
qui a pris la relève est « Mohamed HMAM» (Allah
yarhamou) père (et éponyme) de Mohamed HMAM.
Avant Mohamed HMAM, Cheikh Mohamed BOUAZIZ a enseigné le
Coran à « Tahar BOUAZIZ » (Allah yarhamou), le
père de Cheikh Mohsen. Mohamed HMAM était alors le
seul Imam de Menzel-Temime à son époque. Cheikh Mohsen
était également le seul Imam de Menzel dans les années
70 et début des 80. La seule mosquée où le
discours de vendredi fut prêché était la mosquée
d'Annakhla (La mosquée du dattier à l'instar de la
Zeitouna) connue aussi sous le nom de la grande mosquée.
C'est vers 1984 (l'année de la révolution du pain)
qu'une deuxième prêche de vendredi a commencé
à être dispensée dans la mosquée du lycée
(Il y avait une seule institution d'enseignement secondaire à
l'époque). Rapidement, deux autres mosquées ont suivi
dans la prière de vendredi : ancienne mosquée (Jamaa
Atiq ou Kadim ou Assaghir) et Jamaa Arrahma (Cheikh Mohsen était
à l'origine de sa création et celui qui a collecté
les fonds pour que ça se mette sur pieds).
Cheikh Tahar BOUAZIZ s'est éteint en 1966. Entre Cheikh Tahar
et son fils Cheikh Mohsen, il y a eu un grand savant, Cheikh Souayah.
Ce Zeitounien de renommée était très actif
(Imam de Menzel-Temime de 1966 à 1973 à peu près).
C'est lui qui a enseigné la science des Quiraat (ce que nous
appelons les sept Quiraat du Coran) à nos deux fameux Chouyoukh
enseignant du Coran, à savoir Middib Bou-Ordhin et Middib
Tahar Abda. Les deux sont encore en vie. A l'époque de Cheikh
Souayah, la prière de Taraouih se faisait dans la mosquée
d'Annakhla dirigé par les cinq Imams suivants (Allah yarhamhoum
tous) dans l'ordre : Cheikh Souayah, Cheikh Khmais Boujmil, Cheikh
Ahmed HMAM, Cheikh Mohamed HMAM et Cheikh Mohsen BOUAZIZ. Etant
donné qu'à l'époque tous ceux-la restaient
tout le long des Taraouih, il n'y avait pas nécessité
d'un correcteur qui suit le réciteur en lisant d'un Moshaf.
Revenons à Cheikh Mohamed BOUAZIZ. Avant Cheikh Tahar BOUAZIZ,
Cheikh Mohamed BOUAZIZ a enseigné le Coran au père
de Cheikh Tahar. Lui aussi s'appelle «Mohamed BOUAZIZ ».
Le père de Cheikh Tahar était le cousin de Cheikh
Mohamed BOUAZIZ. Alors, si on fait un recul, on s'aperçoit
que Cheikh Mohamed BOUAZIZ a enseigné le Coran à trois
générations dont son cousin (Mohamed), le fils (Tahar)
de ce dernier et aussi le petit fils (Mohsen).
Cheikh Tahar a aménagé une mosquée pour Cheikh
Mohamed BOUAZIZ pour qu'il enseigne le Coran. Cette mosquée
faisait partie de sa maison qui était en face de la mosquée
de Sidi Filali maintenant. Mohamed HMAM travaillait avec Cheikh
Tahar. Tous les deux étaient des notaires. Mohamed HMAM a
épousé la fille de Cheikh Tahar et le remplaçait
dans la Imamat en cas d'absence ou de maladie. A la fin de la vie
du Cheikh Mohamed BOUAZIZ, Mohamed HMAM l'aidait à faire
ses commissions. Après sa mort, Mohamed HMAM s'était
occupé de la femme de Cheikh Mohamed BOUAZIZ jusqu'à
sa mort, une trentaine d'année après son mari. Cheikh
BOUAZIZ n'a pas eu d'enfants. C'est Mohamed HMAM qui jouait ce rôle.
Juste avant la première guerre mondiale, vers les années
1912 et 1913, Cheikh Mohamed BOUAZIZ a terminé l'écriture
du Moshaf (Coran) avec la plume et l'ancre traditionnel. Cet exemplaire
du Coran a été passé à Mohamed HMAM
qui prenait la place de son fils et de ce dernier à son fils
Habib HMAM (Docteur en poste dans une université canadienne).
ce document historique, qui date d'un siècle, est actuellement
gardé par ce dernier dans une trousse.
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