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Savants Témimiens
Dr. Habib Hamam Lundi 23 Janvier 2006
Mes parents sont Mohamed Hamam (Allah yarhamou) et Naziha Bouaziz.
Deux parmi les frères de ma mère sont Mohamed Hilmi
Bouaziz (un Imem actuel) et Mohsen Bouaziz (Allah yarhamou), connu
sous le nom « Cheikh Mohsen ». Mon oncle maternel «
Cheikh Mohsen », et mon père sont des zeitouniens.
Tous les deux ont appris le Coran par coeur pendant le jeune âge.
Quant à moi, je n'ai pu le terminer qu'en 1999 à l'âge
de 33 ans. J'ai également un oncle qui a également
appris le Coran dès le jeune âge. Il s'agit du fameux
« Ahmed Hamam » (Allah Yarhamou - sur papier Sadok Hamam)
connu avec le nom « Erroh » (L'esprit).
Mon père connu sous le nom « Hamam
le notaire » était l'aîné de ses frères
(4) et fut né pendant la première guerre mondiale,
et plus précisément en 1915. En 1928, il a terminé
l'apprentissage du Coran à la troisième écriture
(Klam Attalith) à l'âge de 13 ans. Son professeur était
le « Cheikh Mohamed Bouaziz » (Allah
yahamou), appelé également « Hajj Mohamed Bouaziz
Attémimi ». D'après ma mère, Cheikh Mohamed
Bouaziz a quitté la vie peu après que mon père
a terminé l'apprentissage du Coran (1928). Cheikh Mohsen
était à l'époque très jeune. Il a juste
commencé à apprendre le Coran chez Cheikh Mohamed
Bouaziz lorsque ce dernier a rejoint son seigneur. Celui qui a pris
la relève est « Mohamed Hamam » (Allah yarhamou),
pas mon père mais le sien (mon grand père paternel).
Avant mon père, Cheikh Mohamed Bouaziz
a enseigné le Coran à mon grand père maternel
« Tahar Bouaziz » (Allah yarhamou),
le père de Cheikh Mohsen. Mon grand père était
le seul Imem de Menzel-Temime à son époque. Je note
que Cheikh Mohsen était également le seul Imem de
Menzel dans les années 70 et début des 80. La seule
mosquée où le discours de vendredi fut prêché
était la mosquée d'Annakhla (La mosquée du
dattier à l'instar de la Zeitouna). J'ai remarqué
que vous l'appelez dans le site la grande mosquée. C'est
vers 1984 (l'année de la révolution du pain) qu'un
deuxième discours de vendredi a commencé dans la mosquée
du lycée (Il y avait une seule institution d'enseignement
secondaire à l'époque). Rapidement, deux mosquées
ont suivi dans la prière de vendredi : ancienne mosquée
(Jamaa Atiq ou Kadim ou Assaghir) et Jamaa Arrahma (Cheikh Mohsen
était à l'origine de sa création et celui qui
a collecté les fonds pour que ça se mette sur pieds).
Je n'ai pas connu Cheikh Tahar Bouaziz car il
s'est éteint l'année où j'ai vu le jour en
1966. Entre Cheikh Tahar et son fils Cheikh Mohsen, il y a eu un
grand savant, Cheikh Souayah, que j'ai connu par
contre. Ce Zeitounien de renommée était très
actif (Imem de Menzel-Temime de 1966 à 1973 à peu
près). C'est lui qui a enseigné la science des Quiraat
(ce que nous appelons les sept Quiraat du Coran) à nos deux
fameux Chouyoukh enseignant du Coran, à savoir Middib Bou-Ordhin
et Middib Tahar Abda. Les deux sont encore en vie. A l'époque
de Cheikh Souayah, la prière de Taraouih se faisait dans
la mosquée d'Annakhla dirigé par les cinq Imems suivants
(Allah yarhamhoum tous) dans l'ordre : Cheikh Souayah, Cheikh Kmais
Boujmil, Cheikh Ahmed Hamam, Cheikh Mohamed Hamam et Cheikh Mohsen
Bouaziz. Etant donné qu'à l'époque tous ceux-la
restaient tout le long des Taraouih, il n'y avait pas nécessité
d'un correcteur qui suit le réciteur en lisant d'un Moshaf.
Revenons à Cheikh Mohamed Bouaziz. Avant
Cheikh Tahar Bouaziz, Cheikh Mohamed Bouaziz a enseigné le
Coran au père de Cheikh Tahar. Lui aussi s'appelle «Mohamed
Bouaziz ». Le père de Cheikh Tahar était le
cousin de Cheikh Mohamed Bouaziz. Alors, si on fait un recul, on
s'aperçoit que Cheikh Mohamed Bouaziz a enseigné le
Coran à trois générations dont son cousin (Mohamed),
le fils (Tahar) de ce dernier et aussi le petit fils (Mohsen).
Cheikh Tahar a aménagé une mosquée
pour Cheikh Mohamed Bouaziz pour qu'il enseigne le Coran. Cette
mosquée faisait partie de sa maison qui était en face
de la mosquée de Sidi Filali maintenant. Mon père
travaillait avec Cheikh Tahar. Tous les deux étaient des
notaires. Mon père a épousé la fille de Cheikh
Tahar et le remplaçait dans la Imema en cas d'absence ou
de maladie. A la fin de la vie du Cheikh Mohamed Bouaziz, mon père
l'aidait à faire ses commissions. Après sa mort, mon
père s'était occupé de la femme de Cheikh Mohamed
Bouaziz jusqu'à sa mort, une trentaine d'année après
son mari. Cheikh Bouaziz n'a pas eu d'enfants. C'est mon père
qui jouait ce rôle.
Juste avant la première guerre mondiale,
vers les années 1912 et 1913, Cheikh Mohamed Bouaziz a terminé
l'écriture du Moshaf (Coran) avec la plume et l'ancre traditionnel.
Cet exemplaire du Coran a été passé à
mon père qui faisait le fils et de ce dernier à moi-même.
J'ai gardé ce document historique, qui date d'un siècle,
dans une trousse.
J'estime que Cheikh Mohamed Bouaziz fut né
dans les années 1840 ou 1850.
Dr. Habib Hamam
est titulaire d'un Doctorat en Télécommunications
optiques de l'Université de Rennes I et d'un diplôme
d'ingénieur en Electronique et Télécommunications
de l'Université Technique de Munich. Il est acuellement un
professeur agrégé à l'Université de
Moncton, Canada. Pour le joindre : hamamh@umoncton.ca.
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