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XVIIIe session du Festival national des musiciens amateurs



La Presse de Tunisie - Mardi 28 mars 2006

XVIIIe session du Festival national des musiciens amateurs menzel Temime

Un tremplin pour les nouveaux artistes tunisiens…
La 18e session du festival national des musiciens amateurs de Menzel Témime, qui a eu lieu les 22, 23 et 24 mars, avait cette année un timbre particulier.
D’abord les spectacles ont dépassé les espaces clos pour s’étendre dans les jardins publics. Mieux encore, des concerts off ont été donnés par de jeunes troupes de raï et de hip-hop. Une nouveauté, voire une audace, pour ce festival qui a toujours été fidèle à la musique classique tunisienne et orientale. «Il est vrai qu’au début, il y a eu beaucoup de réticence face à cette ouverture sur l’univers musical des jeunes. Mais les temps ont changé. Et il serait injuste d’écarter cette masse de jeunes, de plus en plus grande et compacte, seulement parce que ces talents en herbe ont choisi de s’exprimer par une musique différente de la nôtre», explique Abdel Malek El Houag, le président du festival. Un festival qui encadre des troupes et les encourage, en offrant à la meilleure la somme de 900D et en mettant à sa disposition un atelier de musique électronique.

Qui se souvient de Youssef Temimi?

La deuxième particularité de cette session, c’est la constitution du jury. Aussi bien pour la sélection des candidats que pour la désignation du lauréat, le festival se basant essentiellement, et depuis sa création, sur deux avis : celui de Rachid Ydäss et de Hssouna Gassouma.. "Cette année on voulait apporter du sang neuf au jury en faisant participer les jeunes et d’autres noms aussi importants que les premiers», observe encore M. El Houag. Le jury est donc divisé en comité de sélection, composé de Sahbi Mustapha, Mohamed Bel Haj Kacem et Makrem Chargui, et en jury final composé des membres suivants : Naoufel Ben Aïssa, Belghith Sayadi et Youssef Krytily.
Un hommage a été rendu à Rachid Ydäss et à Hssouna Gassouma. Soulef aussi a eu sa place de vedette lors de cette session. «Une grande chanteuse qui a été, durant des années, l’ambassadrice de la chanson tunisienne hors de nos frontières», ajoute encore notre vis-à-vis. L’hommage qu’on lui avait rendu était chargé de vives émotions et d’une profonde nostalgie. «Soulef représente une identité tunisienne qu’on est en train de perdre dans un fourre-tout musical.
Elle symbolise la base sur laquelle la nouvelle génération devrait s’appuyer pour pouvoir innover et pour donner un assaut à la chanson tunisienne»,nous confie encore le directeur du festival.
La crise de la chanson tunisienne était au cœur des rencontres organisées en marge du festival. Mourad Sakli a, dans son intervention qui tournait autour de «la composition et sa relation avec son environnement sonore», insisté sur le fait que «la décadence au niveau de la qualité des produits musicaux actuels n’est pas la responsabilité d’une seule personne, mais plutôt la faute de tout un environnement qui ne met pas en valeur la richesse de notre musique tunisienne», relate quant à lui M. El Houag. D’après le directeur du festival, il est aujourd’hui difficile de trouver des enregistrements d’artistes tunisiens, comme par exemple celui de Youssef Timimi. «La nouvelle génération ignore ou presque ce grand chanteur, la fierté de la région», auquel on dédie les prix et les hommages. Le festival à ses débuts portait même son nom. «On voulait immortaliser son souvenir», mais le festival a aussitôt changé d’appellation pour une dimension nationale et non régionale. «Cela nous permettra, donc, d’avoir une marge de manœuvre plus large».
Et d’une session à l’autre, ce festival prend de l’ampleur et essaie par les moyens du bord d’être un tremplin pour les nouveaux artistes tunisiens et d’assurer une relève. Une sorte d’école qui s’éloigne d’une Star Academy ou d’une Super Star et qui se base plutôt sur les figures de proue de la musique tunisienne et d’une jeunesse avide de créativité.

Héla HAZGUI

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